les minéraux de J à L

J comme …JADEITE :

Le nom de jadéite dérive de celui plus ancien de jade, qui tire lui-même son origine de l'Espagnol " pedra de hijada ", " pierre de la hanche ", car jadis utilisée comme remède contre les maladies rénales. Le terme traditionnel jade désigne en réalité 2 silicates différents : la jadéite, un pyroxène, et la néphrite, une amphibole. Le premier est plus rare, par conséquent plus précieux que le second.
Déjà à l'âge néolithique, les Chinois connaissaient et travaillaient le " jade néphrite ", et le désignaient par le mot " Yu ", c'est à dire " la chose la plus précieuse ". Ils en scellaient même un morceau dans les fondations des maisons afin de les protéger de la foudre. CONFUCIUS dit de lui qu'il " est doux, lisse et brillant comme la bienveillance, fort, compact, beau comme l'intelligence ".
Les Olmèques d'Amérique Centrale ont utilisé le jade plusieurs siècles avant notre ère. Lors de l'invasion des conquistadors, l'empereur Moctezuma dira à Cortés, en lui remettant son tribut : " j'ajoute quelques " pierres vertes " d'une valeur si immense que je ne voudrais les donner à personne d'autre qu'un empereur puissant comme le votre, car une de ces pierres vaut 2 charges d'Or ".
Souvent imité (bowénite, serpentine, émeraude de basse qualité…) jamais égalé…

 

K comme …KUNZITE:

La kunzite est une variété de spodumène (un pyroxène), qui doit son nom à son découvreur, G.F Kunz, qui l'identifia en 1902 en Californie. Elle est caractérisée par une couleur violacée ou rosée, plus claire dans certains échantillons et rendue plus brillante par un réchauffage entre 100 et 250°C. Si on la soumet à un bombardement radioactif, la kunzite devient vert vif.
Comme de nombreuses pierres, on lui attribue des effets thérapeutiques et spirituels, entre autre on l'utilise contre l'alcoolisme, dans les problèmes de thyroïde et de maux de tête, pour dissiper les angoisses ou stimuler l'acuité visuelle…En lithothérapie, c'est aussi une pierre qui rééquilibre le mental et calme les émotions lors d'une période de chagrin consécutive à une peine amoureuse. Pendant le sommeil, elle procure des rêves amoureux très doux.
Un des premiers échantillons de kunzite du Brésil, d'un poids de 880 carats, est conservé à la Smithsonian Institution de Washington : il est en forme de cœur et complètement dépourvu d'inclusions visibles à l'œil nu.
Après les exploitations massives des gisements Californien, puis Malgache et Brésilien, ce sont les pegmatites afghanes de la vallée de Laghman qui fournissent les plus beaux des cristaux connus, pouvant atteindre 1m de longueur avec une qualité gemme parfaite et une intense couleur violette.

 

L comme …LAZURITE :

Le Lapis-Lazuli dont le nom dérive de l'arabe (" azul "=bleu) et du latin (" lapis "=pierre ) est une roche qui ressemble à un ciel étoilé. Elle est composée de plusieurs minéraux (calcite, scapolite…) dont le principal est la lazurite.
Très recherché dès l'aube de l'Humanité, comme en témoignent les objets découverts lors des fouilles archéologiques du Bassin Mésopotamien, le lapis-lazuli fut la matière première d'un commerce intense. Le lapis-lazuli était exporté pour une grande partie vers l'Egypte ou il était utilisé comme pigment, pour la bijouterie, lié au culte de la déesse Isis et employé pour la fabrication des sceaux. Son arrivée sur le sol Européen ne s'est pas faite avant le Vème siècle, introduit sous le nom " d'outremer ", allusion à sa lointaine origine, dans l'Est de l'Afghanistan. De L'Antiquité jusqu au XVIIème siècle, l'extraction ne varia guère : Des feux étaient allumés dans les galeries, et lorsque la température était assez élevée, on les arrosait d'eau froide. La variation de température fracturait le calcaire et laissait apparaître le minéral.
De nos jours, l'exploitation s'est modernisée et son utilisation s'est diversifiée : joaillerie, fabrication de statuettes, marqueterie (église St Isaac, Russie). En outre, son emploi comme pigment a permis d'obtenir les merveilleux bleus qui caractérisent les peintures de la Renaissance, jusqu'à ce que J.B Guimet découvre en 1826 une méthode de synthèse qui permit à l'industrie d'en préparer à bas prix des quantité considérables.

 

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